Rétroviseurs : homologation, filetage et visibilité

Les rétroviseurs sont un poste de personnalisation immédiat — et l’un des rares où la réglementation ne laisse aucune place à l’approximation. Voici ce qu’il faut savoir avant de commander.
Ce que la loi impose
En France, toute moto de plus de 125 cm³ doit disposer de deux rétroviseurs, homologués, d’une surface réfléchissante minimale et positionnés de manière à offrir un champ de vision arrière suffisant. La marque d’homologation — un « E » suivi d’un numéro — doit être visible sur le miroir ou son support. Un rétroviseur non homologué est un motif de contre-visite au contrôle technique.
Rétroviseurs de guidon ou de carénage
Sur une sportive, les rétros sont généralement fixés sur la tête de fourche : ils habillent la face avant et se remplacent par des modèles racing profilés. Sur un roadster, ils se vissent sur le maître-cylindre ou le guidon, avec un filetage à respecter (le pas gauche est fréquent côté embrayage).
Les embouts de guidon
Les rétroviseurs d’embout de guidon offrent un look épuré et une vision souvent meilleure, car ils sortent du flux des épaules. Ils imposent en revanche un guidon percé et un contrôle de la largeur hors-tout — ainsi qu’un rappel : ils vibrent davantage si le contrepoids d’origine est supprimé.
Bien les régler
Assis en position de conduite, réglez chaque miroir pour voir un tiers de votre épaule et deux tiers de route. Un miroir convexe élargit le champ mais rapproche visuellement les véhicules : à intégrer dans votre appréciation des distances.
À retenir
Homologation obligatoire, filetage à vérifier, réglage assis sur la moto : trois points qui évitent la mauvaise surprise. Nos références indiquent systématiquement le pas de vis et le marquage d’homologation.